Un film américain réalisé par
Clint Eastwood
Synopsis: Los Angeles, 1928. Un matin, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s'ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d'elle, elle sait qu'il n'est pas son fils...
Avec Angelina Jolie, John Malkovich, Michael Kelly
L'échange est un très beau film. Triste mais beau. Tout d'abord au scénario, c'est le grand et l'immense
J. Michael Straczynski que les amateurs de Comics connaissent bien. Si le film est basé sur une histoire vraie, on retrouve dans l'Echange les caractéristiques de ce scénariste: une femme qui souffre et n'en finit jamais. On croit quelques fois qu'elle est enfin libérée mais un évènement noir, dur, triste lui retombe toujours dessus, à la manière de celle des héros de l'univers Marvel et en particulier le tisseur.
Angelina Jolie est admirable dans ce rôle. Pour une fois, on ne s'intéresse pas du tout à sa plastique de rêve mais seulement à son personnage, à cette femme désespérée mais tellement forte. Et puis le tout est brillament mis en scène par Clint Eastwood qui je pense n'a plus rien à prouver quant à ses talents de réalisateur.
Une histoire vraie (attention, spoiler !)Ancien journaliste, J. Michael Straczynski a découvert il y a quelques années l'histoire vraie de Christine Collins, une femme qui, en signalant la disparition de son fils, allait mettre en lumière les agissements plus que douteux d'une police corrompue. Un des contacts de Straczynski l'avait appelé pour lui proposer de consulter les documents relatifs à l'affaire, avant que ceux-ci soient incinérés. "J'en croyais à peine mes yeux : "Ce n'est pas possible, ça n'a pas pu se passer comme ça, il y a sûrement erreur" Cette première lecture suffit à m'accrocher", se souvient le scénariste. C'est en mars 1928 que Christine Collins signale la disparition de son fils Walter. La police annonce bientôt que l'enfant a été retrouvé, mais la mère ne le reconnait pas. Et pour cause : il s'agit d'un jeune fuyard du Midwest, désireux de se rendre à Hollywood pour y rencontrer l'acteur Tom Mix, son idole... Comme le relate le film, Collins, qui tient tête à la police, sera internée durant cinq jours dans un hôpital psychiatrique, sur ordre du capitaine chargé de l'enquête, et assistée dans ses démarches par un pasteur présbytérien, Gustav A. Briegleb. Le meurtre de Walter sera avoué, puis nié, par un tueur pédophile, Gordon Northcott. Christine Collins meurt en 1935, sans savoir ce qui était arrivé à son fils. Mais, note Straczinsky, "son combat a impacté le système légal de l'Etat, il a provqué l'effondrement de la municipalité de L.A. J'ai eu tout simplement envie de rendre hommage à cette femme."
(Allocine)