**** The Fountain ****

°Oo Teaser oO°
J'ai revu ce film récemment et ça ma rapeller à quel point il est bien =)

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 14:26

Modifié le lundi 24 novembre 2008 13:16

**** Sunset Boulevard

**** Sunset Boulevard
Un film américain réalisé par Billy Wilder

Synopsis: Norma Desmond, grande actrice du muet, vit recluse dans sa luxueuse villa de Berverly Hills en compagnie de Max von Meyerling, son majordome qui fut aussi son metteur en scène et mari. Joe Gillis, un scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété et Norma lui propose de travailler au scénario du film qui marquera son retour à l'écran, Salomé. Joe accepte, s'installe chez elle, à la fois fasciné et effrayé par ses extravagances et son délire, et devient bientôt son amant. Quand son délire se transforme en paranoïa et qu'elle débarque au milieu des studios Paramount pour convaincre Cecil B. DeMille de tourner à nouveau avec elle, Gillis commence à prendre ses distances...

Avec William Holden, Gloria Swanson, Erich Von Stroheim

Inutile de rappeler à quel point ce film est à voir, à quel point ce film est génial. Voici une analyse d'Ophélie Weil pour le site critikat que je trouve trés bien écrite.

Au départ, Boulevard du crépuscule prend des airs de polar. Comme dans Assurance sur la mort, la construction en flashback et la voix-off du héros rythment le déroulement du récit. Seule originalité : ce héros est mort, et c'est de son corps étendu sur le ventre dans une piscine que Billy Wilder fait sortir sa voix, comme venue d'outre-tombe, pour raconter l'événement qui l'a conduit à ce tragique destin. L'homme s'appelle Joe Gillis. Scénariste sans succès et crève-la-faim, criblé de dettes, il fuyait les huissiers lorsque sa route a croisé celle d'une étrange demeure, située sur Hollywood Boulevard, la célèbre avenue aux milliers de villas. C'est avec cet incident que le polar se termine, et que l'on rentre dans un film qui n'appartient à aucun genre particulier. Car la rencontre que s'apprête à faire Joe Gillis n'est ni celle d'une femme fatale (ou si peu), ni d'une bande de gangsters. Dans cette maison fantôme, où le jeune scénariste n'aurait jamais dû mettre les pieds, vit en effet, hors de tous les codes connus, Norma Desmond, ancienne star du cinéma muet, pour qui le temps s'est arrêté lors de l'avènement du parlant et de la fin de sa carrière.

L'atmosphère gothique des décors, la construction en huis-clos, les yeux écarquillés et l'interprétation théâtrale de Gloria Swanson tiennent plus au fond du film d'horreur expressionniste que du film noir classique. Quand Joe Gillis entre dans cette demeure hantée, où l'on ignore le temps qui passe sans s'apercevoir de ses ravages, où deux êtres vivent dans l'autarcie la plus totale, il met le pied dans une toile d'araignée longtemps tissée et qui n'attendait que lui : celle de Norma, personnage hors normes, femme folle et pathétique à la fois, qui n'entend que ce qu'elle veut entendre et qui vit dans la conviction qu'elle « est grande [et que] ce sont les films qui sont petits ». Une fois que le regard de cette araignée s'est posé sur lui, que ses longs doigts décharnés se sont serrés sur son épaule, Joe est perdu. Il ne maîtrisera plus rien : ni son installation dans la villa de Norma, ni sa transformation en gigolo au service de la star déchue, ni sa mort, toutes orchestrées par cette maîtresse femme, dont la folie fascinante paralyse jusqu'aux journalistes venus filmer une criminelle et finalement muets devant l'aura d'une vedette quasi mourante, lors de la magnifique scène finale.

Dès son apparition, le personnage de Norma Desmond envahit l'écran, réduisant les autres au statut de marionnettes, dont elle agite les fils au gré de ses envies. Les intrigues secondaires, réduites, n'ont que peu ou pas d'importance, et le héros passe rapidement du statut de victime à celui de « bad boy », dont l'attitude méprisante, a priori fort compréhensible, prend rapidement un air de vilenie. Sans jamais condamner ou juger Norma Desmond, prenant plutôt son parti, Billy Wilder filme le versant monstrueux des stars, la terrible schizophrénie de ces célébrités qui finissent par ne plus savoir différencier leur individualité de leur personnalité publique. Norma Desmond la star du muet a absorbé Norma Desmond la femme : inconsciente des réalités, de la signification du bien et du mal, elle choisit de créer son propre monde, dans lequel les murs et les meubles sont couverts de ses photos, où les seuls films existants sont ceux dans lesquels elle eut le premier rôle, où tous doivent se plier à ses désirs, du réalisateur Cecil B. De Mille, son vieil ami, auquel elle confie la primeur de son prétendu « come-back », à son majordome, qui n'est autre que son premier mari... Mais si Norma Desmond reste au fond un personnage triste, pour lequel on ne peut qu'éprouver de l'empathie, c'est qu'elle n'est qu'une victime de l'inconstance d'Hollywood, qui place des êtres ordinaires sur un piédestal pour mieux les jeter ensuite comme des jouets dont on se lasse. Une réalité qui perdure, s'accentue même, et n'est pas prête de changer...

La force de Boulevard de crépuscule réside dans la mise en abyme extraordinaire que Billy Wilder réussit à orchestrer. Tournant son film en 1950, le cinéaste l'a voulu le plus « réaliste » possible. Toutes les actrices du muet ont été envisagées pour le rôle principal, de Pola Negri à Mary Pickford en passant par Greta Garbo (qui avait volontairement mis fin à sa carrière en 1941 pour qu'on ne la voie pas vieillir), avant que Gloria Swanson, jolie pin-up et véritable star des années 20, n'accepte courageusement ce rôle difficile et destructeur. Wilder n'aurait pu trouver interprète plus convaincante, et l'actrice sut comprendre que ce film serait pour elle une façon de marquer l'histoire du cinéma, qui l'avait si vite oubliée. Car Gloria Swanson avait subi, comme son personnage, les tragiques effets du passage au cinéma parlant, elle qui eut plus d'admirateurs que n'importe qui au temps du muet. Ce sont les photos de jeunesse de Gloria Swanson que Norma contemple, et c'est le film Queen Kelly, dans lequel l'actrice eut le rôle principal, que Norma regarde continuellement. Les dédoublements schizophréniques de Boulevard du crépuscule ne s'arrêtent pas là : car le fameux Queen Kelly fut réalisé en 1924 par Erich von Stroheim, qui interprète ici Max von Mayerling (sic), majordome de Norma Desmond et ex-réalisateur du muet... Lorsque l'on connaît la tragique histoire de Von Stroheim, qui, après l'affaire des Rapaces, eut beaucoup de difficultés à tourner d'autres films, on ne peut qu'admirer l'audace de Billy Wilder. Audace qui va jusqu'à introduire Buster Keaton parmi les vieux convives de Norma Desmond, ou Cecil B. De Mille himself, tournant en direct son film Samson et Dalila. Bien sûr, Cecil B. De Mille avait lui aussi dirigé Gloria Swanson lors de la grande époque du muet...

Ces précisions sont, dans le cas de Boulevard du crépuscule, bien plus que des anecdotes. Elles sont l'essence du film même. En 1950, Billy Wilder met déjà en scène le crépuscule d'Hollywood, qui vivait pourtant, de l'avis d'un cinéphile des années 2000, son âge d'or. Il filme l'écroulement d'un empire, les bouleversements du temps qui laisse ceux qui ne savent pas s'adapter sur le bord de la route. Il regarde l'abandon et l'oubli du cinéma "d'avant" comme Norma regarde ses rides dans le miroir, avec effarement et tristesse. Et ce sont ses larmes, et les nôtres, qui coulent à travers celles de Max von Mayerling, filmant une dernière fois le visage de sa bien-aimée emportée par la folie.
(source)

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 11:49

** Blindness / *** the Dark night / ** Tokyo

** Blindness / *** the Dark night / ** Tokyo
Blindness

Réalisé par Fernando Mireilles

Synopsis: Le pays est frappé par une épidémie de cécité qui se propage à une vitesse fulgurante. Les premiers contaminés sont mis en quarantaine dans un hôpital désaffecté où ils sont rapidement livrés à eux-mêmes, privés de tout repère. Ils devront faire face au besoin primitif de chacun : la volonté de survivre à n'importe quel prix.
Seule une femme n'a pas été touchée par la " blancheur lumineuse ". Elle va les guider pour échapper aux instincts les plus vils et leur faire reprendre espoir en la condition humaine.

Avec Julianne Moore, Mark Ruffalo, Alice Braga

Site officiel

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The Dark night

Réalisé par Christopher Nolan

Synopsis: Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...

Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart

Site officiel

Il est vrai que le dernier Batman tient le spectateur et qu'on ne voit pas les 2h30 passées. Il est vrai que les effets spéciaux sont éblouissants, tout comme l'interprétation du regretté Heat Ledger. Celle d'Aaron Eckhart est également à souligner. J'aime beaucoup cet acteur depuis le Dahlia Noir, je le trouve trés charismatique. La qualité du visage du Joker est elle aussi éblouissante. On croirait presque qu'il a vraiment brûler une partie de son visage pour les besoins du rôle. Cependant la voix Bruce en costume est assez décevante. On dirait un robot mal doublé de l'époque Robocop... et je ne parle même pas de la mort de Rachel. Elle disparaît comme ça, d'un coup. C'est également le cas dans le comic mais les dessins ne rendent évidemment pas pareil. Bien sur cela fait partie de l'histoire et j'admet que the Dark Night est un grand film, même si je n'y ai dans vous le chef d'œuvre dont tout le monde parle.

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Tokyo

Réalisé par Michel Gondry, Leos Carax, Joon Ho-Bong

Synopsis: Le film est composé de trois chapitres, chacun d'entre eux étant librement inspiré par Tokyo et tourné au coeur de la ville...

# Interior Design de Michel Gondry :
Un jeune couple tente de s'installer à Tokyo. L'ambition du jeune homme est claire, devenir réalisateur. Quant à sa compagne, plus indécise, elle a le sentiment diffus de perdre le contrôle de sa vie. Tous les deux se noient dans cette ville sans repères, jusqu'à ce que la jeune femme, trop seule, devienne l'objet d'une étrange transformation...
# Merde de Leos Carax :
Une ignoble créature sème la panique et la mort dans les rues de Tokyo. Les médias la surnomme "La Créature des égouts". L'armée finit par la capturer. Il s'agit d'un homme d'une civilisation inconnue, qui se fait appeler Merde. Son procès déchaîne les passions.
# Shaking Tokyo de Bong Joon-ho :
Depuis plus de dix ans, il est hikikomori. Il vit enfermé dans son appartement, réduisant au strict minimum tout contact avec le monde extérieur. Lorsque la livreuse de pizza s'évanouit chez lui durant un tremblement de terre, l'impensable arrive, il tombe amoureux. Peu après il apprend que la jeune fille devient hikikomori à son tour. Osera-t-il franchir la porte qui sépare son appartement du reste du monde ?

Ce film est pas mal, surtout celui de Gondry. Le film de Bong Joon-ho aussi mais je pense qu'il lui aurait fallu plus de temps (en durée de film) pour exploiter son histoire. Par contre j'ai détesté Merde de Leos Carax. C'est moche, malsain et raciste...j'avais déjà pas du tout accroché sur Pola X mais là c'est pire...

# Posté le mardi 11 novembre 2008 09:40

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 03:21

*** Appaloosa

*** Appaloosa
Un film américain réalisé par Ed Harris

Synopsis: Au Nouveau-Mexique, en pleine conquête de l'Ouest, la petite ville minière d'Appaloosa vit sous la domination du tout-puissant Randall Bragg et de ses hommes, qui n'ont pas hésité à éliminer le shérif.
Pour mettre fin au règne de la terreur, la communauté fait appel au marshal Virgil Cole et à son adjoint, Everett Hitch, réputés pour avoir ramené la paix et la justice dans des villes où plus aucune loi n'avait cours. Pourtant, cette fois, Cole et Hitch vont se heurter à un adversaire d'une autre dimension. Leurs méthodes implacables risquent de ne pas suffire. L'apparition d'Allison French, une séduisante veuve, va aussi mettre leur duo à l'épreuve.
Appaloosa va rapidement devenir le théâtre d'une de ces histoires où la vie, la vérité, la trahison et la mort se côtoient avant de se combattre. Voici une saga comme seule la légende de l'Ouest sait les écrire...

Avec Ed Harris, Viggo Mortensen, Renée Zellweger


Bande annonce vostfr

Interview de Ed Harris et Viggo Mortensen


"On vit de nos armes parce qu'on sait tirer. Mieux que la plupart."

Un western touchant qui contrairement aux traditionnels Sergio Leone et autres, celui-ci est essentiellement basé sur les sentiments et plus particulièrement ceux de l'amitié. Une relation unique entre deux hommes bien virils mais tellement attachés l'un à l'autre. Je pense que c'est cette relation et la magnifique façon de l'interpréter qui fait la force du film. J'ai donc beaucoup apprécié Appaloosa.

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 13:57

Modifié le mardi 11 novembre 2008 06:43

** Vicky Cristina Barcelona

** Vicky Cristina Barcelona
Un film américain réalisé par Woody Allen

Synopsis: Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d'instincts, dénuée d'inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.
Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l'été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.
Un soir, dans une galerie d'art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu'ils ont failli s'entre-tuer.
Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s'envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l'amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l'aventure...

Avec Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem , Pénélope Cruz

>> Scoop

>> Match Point

Un agréable moment devant le dernier Woody Allen, d'autant plus que je l'ai vu au Mk2 de la BNF, dans la plus grande salle, alors forcément, on apprécie mieux les films dans ces conditions. En tout cas le film est plaisant et se regarde avec plaisir, comme c'est souvent le cas ds le cinéma de Allen. Le scénario est un peu déjanté et drôle et les personnages interprétés à merveille. Saluons la prestation de Rebecca Hall, qui malgré la présence de trois stars de l'affiche, a réussi a trouver sa place grâce à son jeu subtil et sa beauté. Il faut dire que le jour ou Woody Allen fera jouer des femmes moches n'est pas prêt d'arriver.. Mais celle qui brille le plus ds le film est incontestablement Pénélope Cruz. Son interprétation est diaboliquement admirable.
Je n'ai pas le temps de faire de longue critique argumentée donc pour faire bref, ce film est réussi. Malgré la fin loufoque. Et puis bon, au moins pour voir Scarlett Johansson embrassait Pénélope Cruz ^^

Site officiel

# Posté le samedi 25 octobre 2008 14:52

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 16:48