Un film Franco-Belge réalisé par
Mabrouk el MechriSynopsis: Entre ses problèmes fiscaux, la bataille juridique qui l'oppose à sa femme pour l'obtention de la garde de son fils, les périodes de vache maigre du cinéma d'action qui voient même Steven Seagal lui souffler un rôle, Jean-Claude Van Damme est venu chercher dans son pays d'enfance le calme et le repos qu'il ne trouve plus aux Etats-Unis...
Avec Jean-Claude Van Damme, Karim Belkhadra, Jean-François Wolff
Site officielMa critique:Connaissans plus
Jean-Claude Van Damme pour ses interviews cultes que pour ses films, c'est avec un peu d'appréhension mais surtout de la curiosité que je suis allée voir
JCVD.
Dès la première séquence on retrouve ce karatéka dans son rôle favori. En effet, c'est une scène de combat un peu cliché mais la façon de filmer (caméra portée, rapide) et la musique nous montre que c'est purement volontaire. L'acteur est en train de tourner un film d'action. A la fin de la prise, il s'avance, essouflé, vers la caméra du réalisateur et déclare qu'à son âge (47 ans) il lui est difficile de tout faire. Ses conditions physiques ne sont plus celles de l'époque de
Double Impact. C'est donc un
Van Damme fatigué, au visage marqué que l'on retrouve ici.
Le scénario est bien écrit malgré la répétition un peu longue d'une séquence au début du film. L'action se passe principalement dans une banque mais plusieurs flash-back de l'acteur à un procès pour la garde de sa fille ou dans un taxi nous font sortir de l'intrigue principale. Ces scènes ne servent-elles pas à plaindre l'acteur, à nous faire changer l'idée que l'on a de lui ? En tout cas, il semble être tel qu'il est dans la vie. D'ailleurs, au milieu du film,
Van Damme livre un monologue en regard caméra dans lequel il règle ses comptes. Il parle de lui, de sa carrière, pour finalement réaliser, en pleurant, qu'il n'a rien fait d'extraordinaire et que des inconnus ont des qualités supérieur aux siennes. J'ai trouvé ce passage assez émouvant.
L'interprétation de
Zinedine Soualem, un des autres personnages principaux du film est marquante. Il joue un braqueur de banque. Sa perruque ainsi que la façon dont il est éclairé le rendent horriblement moche, dans le bon sens, c'est-à-dire que cela correspond bien à son rôle.
D'un point de vue technique, ce film est intéressant. Tout d'abord le grain de l'image est pâle, à la limite du noir et blanc. Cela donne un peu une sensation d'irréalité. Cette lumière m'a fait penser à celle du
Dahlia Noir de
Brian De Palma.
La rapidité de la caméra et l'échelle des plans rendent l'action convainquante. Pour ce qui est des mises au point, elles sont assez bizarres. On dirait qu'elles déforment l'élément flou de l'image lorsque la netteté est faite. De plus, il y a parfois des sautes dans les plans. Cette manière de filmer, ainsi que les deux ou trois intertitres m'ont quant à eux rappeller le film J'ai toujours rêvé d'être un gangster de Samuel Benchetrit.
Enfin, la fin est prévisible mais reste dans l'esprit du film.
Si quelques fois, les réactions de
Van Damme sont un peu bateau dans
JCVD, son interprétation est juste. Ce film mérite donc de l'attention, surtout quand on voit que des magazines,
Premiere pour ne pas le citer, n'ont même pas annoncé sa sortie !